- Wilson Pickett Get Me Back On Time, Engine Number 9
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Wilson Pickett (1941 – 2006) est une des grandes voix de l’explosion soul des années 1960 – rauque, furieuse, incantatoire, le chaînon manquant entre James Brown et Otis Redding. Pour ce titre de 1970, Pickett fait une infidélité aux studios de Memphis et enregistre à Philadelphie ce morceau férocement funk écrit par l’intarissable tandem du « Philly sound », Kenneth Gamble et Leon Huff.
- Chico Mann Who You Runnin' From
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Guitariste du groupe afro-beat new-yorkais Antibalas, Marcos “Marquitos” Garcia sort en 2007 un album solo, Manifest Tone vol.1, sous le nom de Chico Mann, où il joue de tous les instruments et fait les voix en prime. Ce morceau haletant en fait partie. La formule est épicée : afro-beat + funk + latino + vieux synthés et drum machines vintage. Depuis, Chico Mann est devenu un groupe de scène, avec notamment Victor Axelrod / Ticklah (voir CD 2 et 24), même si Marquitos fait toujours partie d’Antibalas.
- Beres Hammond & Zap Pow Last War
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Beres Hammond, Jamaïcain très influencé par la soul, est le chanteur du groupe Zap Pow de 1975 à 1979 avant de faire une carrière solo plutôt consacrée au « lovers rock ». Mais avec Zap Pow il a lancé des brûlots rebelles comme cette chanson qui appelle à l’unité et au soulèvement des Rasta Children.
- C.R. Avery Hell Of A Hotel Of Harm
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Ce Canadien de Vancouver, 32 ans, blanc de peau mais dingue de musiques noires, est touche-à-tout et homme-orchestre. Musicien, rapper, poète slam, membre de plusieurs groupes, auteur de chansons pour les autres, de pièces de théâtre et de quatre opéras hip-hop, fan de vieux blues, et on en passe. Sur ses disques et sur scène, C.R. Avery fait presque tout : human beatbox, harmonica, guitare et claviers. Ce morceau résolument beatnik, évoque rageusement le destin de ses amis rongés par les drogues et la folie.
- Smiley Lewis Lillie Mae
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Né Overton Amos Lemons, Smiley Lewis (1913 – 1966) doit son surnom à son drôle de sourire – il lui manquait ses deux incisives ! Peu connu en dehors de sa ville de New Orleans, il fait quand même une jolie carrière avec sa voix de « shouter » sous la houlette de Dave Bartholomew et du label Imperial. Mais ses chansons les plus connues cartonnent grâce à d’autres (Blue Monday par Fats Domino, One night par Elvis Presley…). Little Mae, extrait de son 2ème album en 1952, supplie une nana de revenir vers lui. Curieusement, la fille porte quasiment le même prénom que la mère du chanteur, Lilly Mae.
- Eric Weissberg & Delivrance Dueling Banjos
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Le film, signé John Boorman (avec Jon Voight, Burt Reynolds, Ned Beatty...) a certes marqué l’année de sa sortie, 1972, avec la poursuite infernale de jeunes yuppies par des rednecks (bouseux) dégénérés dans les forêts du middle-west. Mais la musique demeure impérissable, avec ce défi haletant en forme de course poursuite sur cordes de banjo et guitare entre Steve Mandel et Eric Weissberg. Ce dernier, caïd country folk du banjo, exercera son art avec Bob Dylan, Barbara Streisand, Johnny Cash, The Talking Heads, Bruce Springsteen et des dizaines d’autres.
- Aaron Neville How Could I Help But Love You
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Principal chanteur et compositeur des impérissables Neville Brothers à la Nouvelle Orléans, Aaron doit son succès à sa voix prodigieuse, puissante, haut perchée et veloutée, magnifiquement ornée de vibratos et de mélismes sinueux et ensorcelants. Il triomphe dès son premier titre en 1966, Tell it like it is. Tiré de son 1er album du même nom, cette ballade langoureuse coule sur un rythme étrangement chaloupé où planent ses influences éclectiques, rhythm and blues, folk cajun ou musique des Indiens américains. A part ça, Aaron a monté avec son oncle George Landry, alias Big Chief Jolly, les Wild Tchoupitoulas, fabuleux groupe funky d’indiens noirs du mardi gras.
- Cal Tjader Afro-Blue
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A l’origine, dans les années 1950, Cal Tjader est un vibraphoniste du jazz west-coast US. Après avoir croisé Mongo Santamaria, maître es-congas de l’afro-cubain, il se plonge dans le bain moussant du latin jazz, avec une gourmandise qui tranche avec son look austère. Jusqu’à sa mort en 1982, il sera le pilier du mix jazz et latino. Comme dans cet Afro Blue, popularisé par Coltrane, tiré d’un live de 1974 au festival de jazz de Monterey. A ses côtés, Mongo Santamaria, qui est l’auteur d’Afro Blue, introduit brillamment le thème aux congas. La quadrature du cercle latin jazz.
- Bonobo feat Fink If You Stayed Over
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Quoique tardivement arrivé sur la scène trip-hop instrumentale anglaise (en 2000, rejoignant vite le label Ninja Tune), Bonobo, alias Simon Green, s’est imposé comme un maître du genre. Ses disques sont euphorisants, rêveurs, caressants, sensuels, raffinés, sur des rythmiques et des samples constamment inventifs. Dans ce titre extrait de son dernier album, Days to come (2006), plus vocal et nappé de cordes, il invite sur ce morceau le troubadour Fink (voir CD 21).
- Rabih Abou-Khalil Nashwa
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Somptueuses calligraphies et enluminures, livret érudit passionnant, diversité des musiciens et instruments, telles sont les marques de fabrique du joueur de ‘oud libanais Rabih Abou-Khalil, 15 albums en 22 ans, dont beaucoup sur le label jazz allemand Enja, sont là pour en témoigner. Il n’a pas son pareil pour brasser les musiciens traditionnels ou jazz - ici le sax Sonny Fortune et le bassiste Glen Moore (du groupe Oregon), plus deux percussionnistes indiens. Au final, il fait affleurer une musique bien à lui, tantôt sereine tantôt introspective. Voici dix minutes enivrantes tirées du disque Al-Jadida (1990).






