- Horace Silver Wipe Away The Evil
En savoir plus
Le pianiste Horace Silver a fêté ses 80 ans en septembre 2008. Fidèle pilier du label Blue Note, il est un fondateur des Jazz Messengers, puis le maître d’un nouveau style appelé « funky » (un gros mot en 1956, signifiant cradingue et sexy), un jazz pétri de blues, soul, gospel et même influences latines ou brésiliennes. En 1970, il devient funky au sens moderne, électrique et même psychédélique du terme avec la trilogie explosive des albums United States of Mind, qui choquent le public jazz. Extrait du premier volume, That healin’ feelin’, ce titre est chanté par Andy Bey, épaulé par une section de six cuivres, dont le trompettiste Randy Brecker.
- Edwin Birdsong Cola Bottle Baby
En savoir plus
Organiste, chanteur, compositeur et producteur, Edwin Birdsong a sorti 5 albums de disco-funk entre 1971 et 1981, sans grand succès. Ses collaborations avec Roy Ayers ont un peu mieux marché. Aujourd’hui, Birdsong se contente de travailler comme musicien de studio. Le sample de l’intro de ce morceau sert de base rythmique au morceau de Daft Punk Harder, better, stronger, faster.
- Noriel Vilela 16 Toneladas (Sixteen Tons)
En savoir plus
Noriel Vilela n’a pas laissé une trace indélébile dans la musique brésilienne. Après avoir fait partie des Cantores de Ebano, il a sorti un unique album, en 1968, dans la galaxie samba soul qui irradiait à l’époque, avant de mourir brutalement. Mais Vilela, c’est surtout une fabuleuse voix de baryton, le seul, sans doute, au Brésil, apte à reprendre le mythique tube country rock 16 tons de Merle Travis repris par Tennessee Ernie Ford, la voix du... Camion. Voici 16 toneladas, tradition littérale du bahut en question.
- Juan Trip Dirty Party
En savoir plus
Elevé dans une communauté hippie des Pyrénées-Orientales, punk à l’adolescence, techno chez F-Com et les raves Fantom, mais guitariste avant tout, Basil (pour les intimes) mérite bien son pseudo de Juan Trip. Il a trouvé sa voie avec un électro-rock solidement ancré dans la déjante psychédélique et les guitares fuzz vintage des sixties. Rétro-futuriste, comme on dit : bourré de réminiscences et mais novateur dans son cocktail fluo psychotrope.
- 6ix Just Like You (Single Version)
En savoir plus
Ca sonne comme du Sly Stone époque There’s A Riot Goin’ On et c’est normal. I’m just like you figure sur l’un des quatre 45 tours que Sly écrivit, produisit et sortit sur son propre label en 1970, Stone Flowers Productions, qui fermera boutique dès l’année suivante. Certains artistes étaient bien réels, Joe Hicks et les Little Sisters, mais ce soi-disant groupe 6iX, c’est tout simplement Sly en solo. A noter qu’il commence pour l’occasion à expérimenter sa fameuse boîte à rythme Maestro Rhythm King.
- Psyco On Da Bus Push Your Mind
En savoir plus
Auteur d’un unique album très réussi en 2001, ce collectif (également orthographié Psyco On Da Bus) réunit essentiellement Tony Allen, le batteur historique de Fela venu faire une belle carrière en Europe, et Doctor L, ancien batteur devenu producteur apprécié de rap, notamment pour Assassin, puis d’électro, avant de faire ses propres albums, imaginatifs et psychédéliques. Ce disque est un superbe exercice d’afro-beat futuriste mâtiné d’influences multiples, avec un esprit très « peace and love ».
- Ennio Morricone EnquÍte Sur Un Citoyen Au Dessus De Tout Soupcon
En savoir plus
Indagine su un cittadino al di sopra di ogni sospetto (c’est le titre italien de ce film corrosif d’Elio Petri, en 1970, avec Gian-Maria Volonte dans le rôle d’un flic politique ultra-pourri) a inspiré à Ennio Morricone une de ses plus belles musiques, subtilement inquiétante, entêtante et fabuleusement orchestrée.
- Jacques Higelin Quand J'improvise Sur Mon Piano
En savoir plus
Comme Trenet dans les années 1940, Salvador et Gainsbourg dans les années 1950, Jacques Higelin est un fou de jazz. Avant même ses débuts sur Saravah, le label de Pierre Barouh, Higelin co-signe avec Brigitte Fontaine un premier album chez un autre indépendant producteur de perles, Jacques Canetti. 12 chansons d’avant le déluge, paru en1965, passe relativement inaperçu, pourtant tout Higelin est déjà là, la poésie, la facétie... et le swing, en l’occurrence ici, le blues, plus une sorte de déclaration de filiation à Charles Trenet. Contagieux.
- Willie Colon El Malo
En savoir plus
El malo, le méchant : pour son 1° album sur Fania, l’emblématique label de la salsa, en 1967, Colón annonce doublement la couleur : d’abord pour le son belliqueux et evêche de son trombone, sa marque de fabrique, ensuite pour son association avec le chanteur, comme lui portoricain de New-York, à la fois teigneux et beau gosse, qui tient la barre de son groupe, Hector Lavoe, dit “La voz”. Ensemble, ce duo de bad boys à la fibre sociale va infléchir l’image de la salsa et contribuer à la sortir du ghetto latino. Plus tard, l’association de Colón avec Ruben Blades donnera d’autres pépites.
- Joe Higgs There's A Reward
En savoir plus
Joe Higgs (1940 – 1999) a été surnommé le « père du reggae » par Jimmy Cliff, et Bob Marley le cite comme une de ses influences majeures. Higgs a toujours chanté sur la misère et l’injustice dans les ghettos de Kingston, et ce morceau (sorti en single en 1966 et inclus dans son premier album, Life of contradiction en 1975) est une magnifique complainte conjuguant tristesse et espoir. Un bel exemple de « résilience », comme dirait le génial éthologue Boris Cyrulnik.






