- The Three Sounds Book Of Slim
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Gene Harris (1933 – 2000), pianiste de jazz influencé par le blues et le gospel, avec son trio The Three Sounds, obtient de gros succès commerciaux avec son « soul-jazz », sur les labels Verve et Blue Note, dans les années 1950 et 1960. Le groupe n’hésite pas, comme dans ce morceau, à s’entourer de cordes luxuriantes pour toucher un large public. C’est un poil kitsch, mais chaleureux et généreux.
- Cornishwaters feat Duchess Walking
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Ce collectif d’artistes est, encore une fois, repéré et enregistré par le maître Gilles Peterson. Dirigé par le producteur Gene Cornish, longtemps ingénieur du son de John Martyn, puis du jeune Rodney Smith, alias Roots Manuva, il rassemble pour ce groupe des musiciens de plusieurs continents et brasse les influences, blues, folk, soul, reggae, dub et hip-hop. Ce morceau récent avec une jeune chanteuse, Duchess, et une collaboration toute aussi fraîche avec Roots Manuva, Look to myself, devraient le propulser vers une gloire inéluctable.
- Keith & Tex This Is My Song
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Keith Rowe et Tex Dixon, un des rares duos jamaïcains chantant en harmonie, commencent leur carrière en 1967, à l’époque du rocksteady, sous la houlette du producteur Derrick Harrriott, puis se séparent en 1970, lorsque Keith part avec sa famille aux USA. Ils se réuniront en 1997, le temps d’un album. Moins célèbre que leur tube Stop that train, ce morceau de 1969 est un impeccable rocksteady au rythme guilleret et montre bien les qualités vocales de ce duo trop éphémère.
- Femi Kuti Truth Don Die (Kerry Chandler Mix)
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L’afrobeat de Fela Kuti a toujours fait le régal de la galaxie DJ. Le tempo puissant du rythme nigérian n’y est pas pour rien. Et la descendance du Black President n’échappe pas à la déferlante remix : l’album Shoki de Femi Kuti a fait l’objet d’un album cadet de relookage électro des titres d’origine. A la bidouille, Masters at Work, IG Culture, Château Flight, Ashley Beedle, Cyril K, Da Lata, François Kevorkian, Sofa Surfers, Joe Claussel et, ici présent, Kerri Chandler, DJ et producteur new-yorkais, sommité et (disent certains) créateur de la deep house. Un Kuti... saignant.
- Galt MacDermot Space
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Ce claviériste et compositeur canadien a passé une partie de sa jeunesse et fait des études musicales en Afrique du Sud. De retour en Amérique, Galt MacDermot est surtout connu pour avoir écrit la musique de la comédie musicale Hair en 1967. Il produit aussi de nombreux albums instrumentaux et des musiques de film, toujours jazzy et funky, avec des cadors comme le batteur Bernard Purdie. Ces disques peu vendus et introuvables seront piratés, très appréciés par les amateurs de rare grooves et souvent samplés par le hip-hop. Ce morceau de 1969, par exemple, composé pour un documentaire de Martine Barrat, Woman is sweeter, a été samplé par Busta Rhymes sur son énorme tube Woo hah !! Got you all in check en 1995.
- Dexter Wansel The Sweetest Pain
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Claviériste, arrangeur, producteur et compositeur, Dexter Wansel rejoint en 1975 le prestigieux label Philadelphia International de Gamble & Huff et travaille avec la crème du “Philly sound” avant de signer ses propres albums. Ce morceau de 1979 sera pratiquement son seul et unique tube. La chanteuse Jean Carn (ex Jean Carne) vient du jazz, elle a été une des dernières vocalistes de Duke Ellington, elle figure sur deux albums d’Earth Wind and Fire puis signe en 1977 sur le label de Philadelphie, sans faire beaucoup de vagues. Tous deux poursuivent aujourd’hui leur carrière, mais assez loin des feux de la rampe.
- Jimmy Forrest Night Train
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Voici la version originale, en 1952, d’un tube instrumental increvable, entre jazz et rhythm and blues, qui sera notamment immortalisé par James Brown en 1962, sur un rythme nettement accéléré. Son auteur, le saxophoniste, Jimmy Forrest (1920 – 1980), a pillé allègrement un riff de Duke Ellington, dont il fut un des musiciens. Il existe aussi des adaptations chantées, notamment par Louis Prima ou Eddie Jefferson, dont les paroles diffèrent selon les versions.
- Noro Morales Y Su Orquesta Istanbul
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Les grands manitous des big bands latinos de l’époque mambo & cha-cha-cha s’appellent Perez Prado et Xavier Cugat. Dans leur foulée, quelques big bands rutilants, comme celui de Noro Morales. Ce pianiste, arrangeur et chef d’orchestre né à Porto Rico en 1911 a fait le bonheur des parquets nord-américains des années 1950, avec un répertoire mi-original mi-reprises. Dont ce fameux Istanbul-Constantinople, tube planétaire, y compris en français grâce à la reprise d’un... Turc, Dario Moreno !
- Savoy Brown Life's One Act Play
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Avatar tardif du BBB (British Blues Boom), Savoy Brown, ou plutôt à l’époque (1969) The Savoy Brown Blues Band, n’est pas un nom phare de la scène blues anglaise, comme ses prédécesseurs des sixties, John Mayall ou les Yardbirds. Mais ce titre où le chanteur du groupe, Chris Youlden, se déploie sur tapis de cordes et de soufflants, est un bon focus sur la façon dont les Britiches se sont accaparés le blues... et l’ont réexpédié aux cousins d’Amérique. On est loin des champs de cotons du sud et du ghetto de Chicago, mais le blues des blonds ne manque pas de caractère.






