- Lalo Schifrin Theme From Enter The Dragon En savoir plus
En 1973, Enter the dragon (en français Opération dragon) est le premier film américain avec Bruce Lee, et aussi son dernier film, puisqu’il meurt peu avant sa sortie. Lalo Schifrin signe la bande originale avec d’autant plus d’enthousiasme que Bruce Lee est un de ses fans, il s’entraîne même régulièrement sur la musique de « Mission impossible » ! On y trouve la première utilisation du sampling (les cris de Bruce Lee) dans une musique, Schifrin est au sommet de son art, et Quentin Tarentino considère cette B.O. comme la favorite dans sa discothèque. Schifrin, Argentin naturalisé… Hollywoodien, reviendra plus tard à ses premières amours, le jazz, et le parant d’un habillage symphonique.
- Horace Andy True Loves Shine Bright En savoir plus
On dirait qu’Horace Andy a vécu plusieurs vies. Chanteur en Jamaïque dès 1967, à l’âge de 16 ans, il séduit particulièrement grâce au vibrato unique de sa voix, et aligne les tubes. Il fait une deuxième carrière aux USA à partir de 1977, une troisième à Londres après 1985, et une quatrième avec Massive Attack, dont il sera le seul « membre invité » fidèle jusqu’à aujourd’hui. Ce morceau appartient à sa meilleure période jamaïcaine, au milieu des années 1970, avec le producteur Bunny Lee.
- Atmosfear Dancing In Outer Space
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Un classique des dance-floors venu de l’espace ? Classique, c’est sûr, mais comme souvent, tout ce qui sonne “différent” vient d’Angleterre – ici, du disco funk bien mat dubbé façon Kingston. Atmosfear, parfois orthographié AtmOsfear pour le distinguer de deux autres groupes portant le même nom, était un orchestre funk de huit musiciens, qui connut son seul et unique tube avec ce morceau, le premier qu’ils aient jamais sorti. Ensuite, ils végéteront puis s’éteindront dans les années 1980. Mais le morceau reste inusable, notamment grâce aux cinq remixes des Masters at Work en 1997.
- Brightblack Morning Light Everybody Daylight En savoir plus
Les hippies reviennent ! Né sous le nom de Brightblack en 2001, ce groupe basé au Nouveau-Mexique s’articule autour d’un duo, Rachael Hugues (voix et claviers) et Nathan Shineywater (voix et guitares), tous deux natifs de l’Alabama, d’où un son pétri de blues-gospel antique et profond, mais habillé de couleurs psychédéliques et planantes, sur instruments vintage sixties. Farouchement pacifistes, antimilitaristes, écologistes, amoureux de la nature et militants pro-cannabis, ils font revivre l’esprit du « summer of love » de San Francisco en 1969. Peace, love & flowers !
- Chic Streetman Ain't Nobody's Business But My Own En savoir plus
Le label Saravah créé par Pierre Barouh à la fin des années 1960 n’est pas que la rampe de lancement des Brigitte Fontaine et autres Jacques Higelin. C’est aussi le tremplin des libertaires du jazz, Art Ensemble of Chicago ou Steve Lacy, et des jeunes musiciens d’ailleurs comme le Brésilien Nana Vasconcelos ou le Gabonais Pierre Akendengué (voir CD 21). C’est aussi un jeune bluesman acoustique californien explosif, Chic Streetman, qui a sorti un très punchy premier album en 1975 avant de retourner au pays.
- Tribeqa Tchefari En savoir plus
Un premier album sobrement intitulé Tribeqa muziq est paru en 2007 : l'occasion pour ce singulier groupe nantais de donner à entendre une musique qui mélange tout en finesse, le hip hop, le jazz et les musiques ethniques. Pas de DJ aux platines mais des musiciens en acoustique, notamment un balafon, ancêtre africain du vibraphone, peu courant dans le jazz, encore moins courant dans cette sphère nu-jazz. Signe de l’intérêt porté à leur musique par le monde du jazz, Tribeqa a un compagnon de route de choix, le flûtiste tous terrains Magic Malik.
- Ray Barretto A Deeper Shade Of Soul
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1967 : l’album Acid de Ray Barretto sort sur Fania, le label new-yorkais n°1 du latino (on ne dit pas encore salsa). Titre de l’album et pochette aux couleurs psyché, voici deux signes de l’ouverture du monde latino vers la déferlante rock. Chanté en espagnol ou, comme dans ce titre, en anglais, ce disque est une sorte d’étendard du boogaloo, ce grand mix du jazz et de la soul à la sauce “picante”. Ce même boogaloo qui triomphe aussi auprès des Afro-Américains aura une durée de vie éphémère, les autorités US ont peur du rapprochement des latinos avec les blacks radicaux. La parano sera plus forte que la musique.
- Jeanette Pourquoi Tu Vis ? (Porque Te Vas) En savoir plus
La chanteuse, de son vrai nom Janette Anne Dimech, naît à Londres en 1951, d’un père congolais et d’une mère espagnole. Elle grandit aux USA, puis arrive à Barcelone à l’âge de 12 ans. Sous le nom de Jeanette, elle fait une carrière en Espagne, mais sa chanson de 1974, Por que te vas (« Parce que tu t’en vas »), n’a aucun succès avant que Carlos Saura ne l’utilise dans son film Cria cuervos en 1976, et ele devient un tube mondial. Jeanette enregistre cette version en français pour la v.f. du film – mais finalement on gardera la v.o. ! Notons que les paroles n’ont rien à voir avec l’original. Depuis, Jeanette a poursuivi sa carrière espagnole jusqu’en 1996, date de son dernier album en date.
- Little Willie John Fever
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La voici, la vraie de vraie version originale d’une des chansons les plus reprises de tous les temps. Little Willie John (1937 – 1968), chanteur de rhythm and blues débutant découvert par Johnny Otis et signé chez King Records, a 19 ans lorsqu’il enregistre ce Fever (composé par Eddie Cooley et Otis Blackwell sous le pseudonyme de "John Davenport"). Et c’est son premier tube, il en vend un million d’exemplaires en 1956. Mais deux ans plus tard la version de Peggy Lee cartonne encore plus et nombreux sont ceux qui prennent Peggy Lee pour sa créatrice. Il faut dire qu’elle est beaucoup plus célèbre que le pauvre Little Willie John, qui, après une courte carrière, sombre dans l’alcoolisme et la paranoïa et se retrouve en taule pour meurtre en 1964. Il décèdera en prison et James Brown lui rendra un hommage dans un album intitulé Thinking of Little Willie John and a few other nice things.
- Abbey Lincoln & Max Roach Lonesome Lover En savoir plus
Une valse qui a du cœur et du chœur, ce n’est (doublement) pas si courant dans le jazz. Mais Max Roach n’est pas un jazzman ordinaire, il a non seulement bouleversé la conception du drumming dans le jazz, lui donnant une subtilité insondable, mais de plus il a toujours maintenu une posture de grande classe, engagé et concerné avec ses brothers and sisters. Comme dans cet album de 1962, sobrement titré It’s time, où sa femme d’alors, l’éblouissante Abbey Lincoln, surfe de sa voix magistrale sur un chœur qui évoque Kurt Weill. Max Roach nous a quitté en 2007, Abbey Lincoln chante toujours avec la même grâce implacable.






