- Ray Barretto O Elefante
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1972, c’est la furie Fania, le label new-yorkais qui à lui seul fait briller la salsa. Ray Barretto, caïd des congas (que les latinos appellent tumbadora) et pilier du label depuis déjà 8 ans, enchaîne album sur album. Il navigue avec bonheur entre latin jazz et boogaloo, ce mix soul latino. Avec parfois quelques escapades, comme cet OVNI total à la gloire de l’éléphant (sic), pataud comme le pas de la bête et pour cela limite comique. Dans un autre registre, cet Elefante n’est pas loin du Baby Elephant walk d’Henry Mancini.
- Tommy Ridgley Boogie Woogie Mama
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Encore une voix d’or de la Nouvelle Orléans tristement oubliée ! Et pourtant Toomy Rdgley (1925 – 1999) fit une sacrée carrière. Ce titre endiablé date de ses tout débuts en 1949, il l’a composé et c’est l’épatant Dave Batholomew qui l’a produit. Il nous rappelle opportunément qu’à l’origine du rock’n’roll, il y a non seulement le rhythm and blues et la country, mais aussi le boogie-woogie, un style de piano blues accéléré et irrésistiblement dansant qui date des années 1930.
- Philadelphia International Allstars Letís Clean Up The Ghetto
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Composé et produit par Kenneth Gamble et Leon Huff, créateurs du label Philadelphia International, ce titre de 1977 est un de leurs plus grands tubes. C’est un véritable hymne à la fois dansant, entêtant et engagé, entonné par un « super-groupe » où figurent des stars maison comme Lou Rawls, Teddy Pendergrass, The O’Jays, Archie Bell, Billy Paul et Dee Dee Sharp, l’épouse de Gamble. Sacré line-up, non ?
- Doris You Never Come Closer
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Titre-culte du psychédélisme européen, ce morceau de 1970 est franchement étrange. Il combine la voix fraîche et enfantine de Doris (Doris Svensson) avec des arrangements cinglés, cordes de pianos pincées comme une harpe, violoncelle dissonant, gémissements inquiétants... Le tout fabriqué 100 % en Suède avec l’organiste de jazz et compositeur Berndt Egerbladh et le producteur allumé Kakan Sterner.
- Blundetto AK 47's Blues
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Le claquement d’un woodblock ou d’une clave, les sommations d’une cloche, la cadence du shaker, le grattement d’un guiro, la complainte d'un Fender Rhodes un peu cabossé, les beats vintage d'une Maestro Rhythm King, le tout passé dans un ampli à lampe ou au travers du légendaire space echo, la fidèle machine de Lee Perry... bienvenue, vous êtes chez Blundetto, collectif parisien qui regroupe Max Blundetto, Jul Blundetto, DJ Omar Bernard et Dunkerque HxC Sound System.
- Mohamed Mazouni Ecoute Moi Camarade
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C’est Rachid Taha qui a déniché cette perle de la musique francarabe des immigrés algériens des années 1960. Tout comme il l’avait fait avec le Yah Rayah de Damrhane Al Harrachi, devenu icône jusque dans les baptêmes et communions. Rachid a exhumé un titre de la génération “scopitones” des cafés arabes, cette fois en français, une spécialité de Mohamed Mazouni. Une leçon de morale pleine d’ironie dont voici, dans la voix de son auteur, la ronflante et irrésistible version originale.
- Wando Nega De Obaluae
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Il n’est pas un incontournable de la MPB (Musique Populaire Brésilienne). Ancien camionneur, Wando, 29 albums en 35 ans, est plutôt le “galão” (séducteur), fameux pour sa collection de conquêtes féminines et même de petites culottes (!), prototype du chanteur de charme limite country brésilienne. Bref, un Roberto Carlos bas de gamme. Sauf que, à l’occasion, Wando fait des escapades côté samba, entre Jorge Ben et Jair Rodrigues, et là, ça dépote ! Surtout quand, comme ici, c’est cuivré et effilé. Du coup, c’est un hommage très récent (2006) rendu à la divinité afro-brésilienne Obaluaé, Dieu de la santé dans le candomblé.
- Leon Ware Donít You Wanna Come
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Leon Ware est un trésor caché. Né à Detroit, il travaille pendant 12 ans chez Tamla-Motown comme auteur, producteur et chanteur, puis écrit ou produit chez d’autres labels pour un nombre incroyable de stars soul. Ce morceau de 1976 est une démo (rarissime !) pour un album qu’il comptait chanter, mais que la Motown préféra confier à Marvin Gaye. Résultat, sur l’album de Marvin I want you, entièrement écrit et produit par Leon, la chanson figure sous le nom After the dance. A 69 ans, Leon Ware vient de sortir un nouvel album, Moon ride, chez Stax, un joyau de soul sensuelle et intemporelle. Disons-le carrément : Leon Ware est le plus digne héritier vivant de Marvin Gaye.
- Buika Mi Nina Lola
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D'origine équato-guinéenne et grandie à Majorque, Buika, peau noire, tempérament farouche et voix de braise, a littéralement envoûté l'Espagne, naviguant entre flamenco puro, jazz ibérique voire soul à l'ancienne. Ses deux derniers somptueux albums (Warner) sont produits par Javier Limon (l'homme de Bebo + El Cigala). Incroyable chanteuse afro-hispanique, dont Mi niña Lola a tourné en boucle sur Nova dès sa sortie, en 2006, Buika fait déjà frissonner nombre d'aficionados.






