- Tower Of Power Ebony Jam
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Dans la Boîte Noire de Nova (1956 à 1980) parue l’an dernier figure le tube emblématique (et introductif) de Tower of Power What is hip ? Dans les années 1970, le groupe funky d’Oakland dans la baie de San Francisco nous habituait à pondre une galette super-funky chaque année et une tournée régulière en Europe. Il faut dire qu’avec en devant de scène une ligne de front cuivrée composée de 5 soufflants dynamitait littéralement l’assistance. Trois bonnes décennies plus tard, les gars sont bedonnants mais l’énergie demeure Retour aux origines avec Ebony Jam, instrumental gorgé de groove, qui date de 1975.
- RH Factor On The One (Sa-Ra Remix)
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RH, c’est Roy Hargrove, trompettiste de jazz souvent invité par les stars de la “nu-soul”, comme d’Angelo ou Erykah Badu. RH Factor est son propre projet nu-soul. Ce morceau, sorti sur l’album Distractions en 2006, est composé et chanté par une certaine Renee Neufville, qui joue également des claviers. Une femme à suivre !
- Willie Colon No Me Den Candela
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Le tandem des bad boys de la salsa, Willie Colón et Hector Lavoe, formé en 1967 avec l’album El malo (et sa chanson éponyme; voir CD 11) perdure, pour le bonheur de Jerry Masucci et Johnny Pacheco, les deux boss de Fania, instigateurs de cette association de malfaiteurs (bien fêtards !). Ils récidivent en 1969 avec l’album Guisando où figure du guaguanco démoniaque, un rythme plutôt lent et lancinant de la galaxie cubaine, où le trombone de Colón, fils du Bronx, fait monter la sauce derrière la voix habitée de Lavoe. Puissant.
- O.V Wright Drowning On Dry Land
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Sur O.V. Wright, on a tout dit dans la notule du CD 15. Tout ? Enfin presque. S’il reste aussi peu connu, c’est qu’il est mort d’une crise cardiaque à 41 ans, parce qu’il avait franchement abusé des drogues. A part ça, dans ce titre de 1973 également produit par l’immortel Willie Mitchell, O.V. Wright sonne plus que jamais comme un Al Green sous amphétamine.
- Youssou N'Dour & Ryuichi Sakamoto Diabaram
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Après ses débuts dans le trio Yellow Magic Orchestra, Sakamoto est devenu un musicien prodigieusement éclectique et mondialiste. Extrait de l’album Beauty (1990), sans doute son meilleur à ce jour, peuplé d’invités prestigieux comme Robert Wyatt, Jill Jones ou L. Shankar, on trouve cette merveille, où la voix sublime de Youssou N’Dour est juste accompagnée d’un piano électrique minimal et d’une cymbale, avec un solo de shahnai, le hautbois indien. Et si c’était la plus belle chanson jamais enregistrée par Youssou N’Dour ?
- Jon Lucien Listen Love
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La voix de Jon Lucien évoque celle d’un crooner soul jazz dans la lignée de Nat King Cole, Sam Cooke et Lou Rawls. En même temps, il est de cette génération des soulmen concernés, les Terry Callier et Gil Scott Heron. Une carrière en pointillé pour ce natif des Iles Vierges, identifié par une sublime voix soyeuse de baryton. Et un stupéfiant Listen love (1974), où le timbre velouté et posé accélère le tempo et se mue progressivement en percussion échevelée, la spirale s’achève en hypnotique batucada. Mutation carrément unique.
- Goran Kjafes Mesqualero
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Né à Stockholm d’un père croate et pianiste de jazz, le trompettiste suédois Goran Kajfes est parvenu jusqu’à nos oreilles grâce à la vague de l’électro-jazz norvégien (cf le label Jazzland de Bugge Wesseltoft). Après les disques de son groupe OddJob, ses albums solo réchauffent sérieusement la coolitude scandinave avec des influences balkaniques ou tropicales, même si son maître incontournable reste Miles Davis.
- The Robins Smokey Joey's Café
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On a tout dit sur les Robins dans la notule de CD 7. Enfin, encore une fois, tout ou presque. Car, en 1955, une partie du groupe, toujours chaperonné par le duo atomique Leiber & Stoller (qui signe évidemment ce morceau, un des derniers sous le nom des Robins et un de leurs plus grands tubes), se transforme en The Coasters, le groupe le plus brillant et farceur du doo-wop / rhythm and blues, auquel Henri Salvador empruntera notamment Zorro est arrivé (Along come Jones).
- Max Roach with The J.C White Singers Were You There When You Crucified My Lord
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Un blues anthologique aux couleurs gospel, d’ailleurs le titre est éloquent : “Y étiez-vous quand ils ont crucifié Jésus ?”. C’est en fait un chant sur le lynchage qui avait encore cours dans le grand sud pendant les années 1960, avant que ne sorte ce disque, en 1971. Derrière le leader, immense batteur du be-bop (et parfois du free jazz) Max Roach (voir par ailleurs CD 14), un fabuleux trio vocal avec l’immense Andy Bey plus Ruby McClure et Dorothy White. Plus quelques pointures du jazz d’alors : Gary Bartz (sax alto), Billy Harper (sax tenor), Charles Tolliver (trompette), Stanley Cowell (piano) et Jymie Merritt (basse électrique).
- Henri Salvador Maladie d'Amour
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Maladie d’amour, maladie de la jeunesse : ne pas confondre la belle chanson d’Henri Salvador avec la ritournelle flonflon de Michel Sardou. Elle date de 1948, quand Salvador s’émancipe du big band hexagonal dont il est le chanteur et amuseur, celui de Ray Ventura et ses Collégiens. Et puis c’est une des très rares fois où Henri Salvador chante bilingue, mi-français mi-créole de sa terre natale (la Guyane). Cette version (il en enregistrera d’autres) est en solo avec guitare acoustique, dont les accords, au début et à la fin, sont censés imiter les cloches de l’église du village. C’est à partir de cette chanson et de Le loup, la biche et le chevalier que Salvador se fera connaître et surtout reconnaître en métropole. Avec cette Maladie d’amour, la carrière solo du crooner créole est lancée : 60 ans de charme.






