- Santana Soul Sacrifice (Live)
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En pleine vague acid rock, les USA ont vu débarquer un fringant guitariste mexicain, Carlos Santana. A l’époque (1969), un disque le propulse haut dans les charts. Santana, album éponyme dudit guitariste et chanteur, devient deux fois disque de platine et le rock se pimente de latino. Soul sacrifice, un instrumental échevelé, est un moment fort de l’album du groupe managé par Bill Graham, le promoteur de shows visionnaires qui brassent rock, jazz, soul et, donc, latino. Une extatique performance à Woodstock (avec le solo dingue du minot de la batterie Mike Shrieve) met Santana sur orbite.
- Clutchy Hopkins 03:02
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Un épais parfum de mystère entoure l’insaisissable Clutchy Hopkins. Sur un premier album sorti en 2005 (d’où vient ce morceau), tous les titres sont des durées de plages. Sur un autre, tout est « untitled ». Selon la légende, ce serait un musicien errant depuis les années 1980, qui enregistre tout seul ses instrumentaux minimaux multi-ethniques et vivrait aujourd’hui en ermite dans une grotte du désert de Mojave, sa fille étant la seule personne en contact avec lui. Une unique photo montre un gros barbu hirsute genre ours mal léché. Pour certains, ce serait un canular monté, au choix, par les Beastie Boys, Madlib ou Cut Chemist. L’enquête se poursuit…
- Curtis Mayfield Blue Monday People
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Curtis Mayfield (1942 – 1999) est une des plus grandes et belles voix de la soul – le plus souvent dans le registre aigu « falsetto » - et aussi un fameux auteur et producteur. Jimi Hendrix et Bob Marley l’ont désigné comme leur influence majeure. D’abord avec The Impressions, de 1956 à 1970, puis en solo, Il est le premier à consacrer l’essentiel de son répertoire au mouvement noir (inégalités raciales, misère dans les ghettos, appels à la révolte). Cette chanson de 1975 fait partie de cette veine, célébrant l’amour malgré la pauvreté et l’oppression.
- Kante Manfila & Sorry Bamba N'na
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Un disque de 2008, Clash mandingue, compile les collaborations de ces deux légendes africaines, enregistrées en 1968. Sorry Bamba et Kanté Manfila, guitariste, chanteur et arrangeur-producteur, naît en Guinée, il joue pendant 9 ans au Mali dans l’orchestre les Ambassadeurs, avec Salif Keita, qu’il accompagnera souvent dans sa carrière ultérieure. Il vit aujourd’hui à Paris. Sorry Bamba, saxophoniste, flûtiste et trompettiste, est Malien, originaire de Mopti, en pays Dogon. Il y dirige plusieurs orchestres et y réside toujours. Ensemble, Manfila et Bamba ont créé dans un studio d’Abidjan une trentaine des morceaux courts mélangeant toutes sortes de styles, du latino au mandingue.
- Thurston Harris Little Bitty Pretty One
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Thurston Harris (1931 – 1990), chanteur et saxophoniste de rhythm and blues officiant à Los Angeles, a connu une brève carrière dans les années 1950 au sein de plusieurs groupes, dont The Sharps, qui l’accompagnent sur ce titre de 1957, son seul et unique tube. Le morceau, avec son étonnant refrain en onomatopées, reste un des grands classiques de cette époque.
- Lee Morgan "Terrible ""T"" "
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Sur Lee Morgan, voir le CD 9. Contrairement au tube rock-funky qui figure dans le susdit CD, ce morceau, tiré d’un album également nommé Terrible T (1960), représente le style plus typique du grand trompettiste, à savoir du pur « hard-bop ». Ici, avec Art Blakey aux drums, Clifford Jordan au sax, Wynton Kelly au piano et Paul Chambers à la contrebasse.
- Coke Escovedo I Wouldnít Change A Thing
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Sur la scène californienne, donnez-moi la famille Escovedo. On trouve de tout parmi les 5 frères, un rocker (Mario), un punk (Javier), une star pop locale (Alejandro). Plus Pete et Coke, deux percussionnistes de gros calibre, compagnons d’armes du Santana de la 2ème heure (après Soul Sacrifice, ouverture du présent CD). Coke, également fondateur d’Azteca, autre groupe latin rock, a aussi épaulé Stevie Wonder et Herbie Hancock et a surfé, comme ici, sur la vague disco, en 1976. Il est mort en 1986, mais la relève du clan est assurée : la fille de Pete n’est autre que Sheila Escovedo, oui, Sheila E, le frappeuse de Prince !
- Komiko Feel Alright
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On ne sait rien sur ce groupe, probablement une réunion de musiciens de studio qui n’a fait que ce seul et unique morceau sur le label disco new-yorkais Sam Records, créé en 1976 par Sam Weiss (un vieux de la vieille, actif depuis les années 1950). Ce sera le plus grand tube de ce label, et un classique éternel des dance-floors, dans le genre « post-disco », retour au pur funk sans le beat poum-poum-poum du disco classique mais avec les gros sons électroniques. La chanteuse d’appelle Carol Williams et l’auteur, contrairement aux crédits qui mentionnent les deux producteurs, est le prolifique Nicky Braddy.
- Golden Boys Se Voce Quiser Mas Sem Branquear
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Pendant que la déferlante yéyé hexagonale inondait les ondes françaises, au Brésil, c’était l’heure de la Jove Guarda, la jeune garde et son crypto-rock gentillet pour classe moyenne en expansion. Nous avions Claude François, Frank Alamo, Richard Anthony, au Brésil, c’est Roberto Carlos et les bien nommés Golden Boys. Pas très glorieux, mais avec un brin de samba, ça passait à peu près. N’oublions pas qu’en 1965, le Brésil entrait en dictature et que cette musiquette, témoin d’une époque, ne dérangeait personne.
- Azymuth Partido Alto
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Le trio instrumental carioca formé dans les années 1970 par Ivan Conti (batterie), Alex Malheiros (basse) et José Roberto Bertrami (claviers) est un cas à part dans le panorama musical brésilien : s’ils se sont formés à Rio, c’est aux USA à l’orée des années 1980 qu’ils acquièrent une grosse notoriété internationale, plusieurs albums su le label Milestones en témoignent. Un temps dispersés, les trois compères, de retour à Rio, entament une seconde carrière sur le label Far Out, anglais cette fois. Grosse cote chez les tenants de la culture DJ, Gilles Peterson notamment, de nouveau des tournées mondiales (de clubs) à partir de 2006. Et retour sur le passé avec ce titre.






