- Téwéldé Rédda Minélu
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L’Erythrée, aujourd’hui indépendante, a longtemps été une province de l’Ethiopie, même si la musique “tigrina” (pratiquée en Erythrée et dans la province voisine éthiopienne du Tigré) est sensiblement différente de celle qu’on produit à Addis-Abéba. Ce titre de 1972, tiré du volume 5 de la collection Ethiopiques, est une sorte de blues lancinant qui fait écho à celui du Malien Ali Farka Touré, et Milénu Tewelde est un crack du krar, croisement improbable entre une guitare et une lyre géante. Tewelde reste une figure phare de cette scène qui illumina les nuits d’Asmara comme d’Addis.
- Ticklah feat Mayra Vega Si Hecho Palante
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Le titre de l’album, Ticklah vs Axelrod, présage d’un combat de titans. En fait Victor Axelrod et Ticklah ne font qu’un. Mais on le voit partout. Clavier du groupe afro-beat new-yorkais Antibalas, producteur du projet Dub side of the moon, session-man dans le Rehab d’Amy Winehouse, l’homme nous pond un lifting reggae dub du tube d’Eddie Palmieri, Si hecho palante. Dosage à la King Tubby, alchimiste jamaïcain, et voix latine platinée de Mayra Vega ! Un must de l’an 2007, couronné sur Nova...
- Etta James Out On The Street Again
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Prolifique, corpulente et tonitruante diva du blues, du rhythm & blues, de la soul et, plus récemment, du jazz, Etta James commence sa carrière dans des trios féminins de doo-wop dès 1950, à l’âge de 12 ans. A 14 ans, Johnny Otis la propulse vers la gloire. Après 1960, elle enregistre à tour de bras pour le légendaire label Chess à Chicago, notamment, en 1974, cette chanson imparable et cruelle sur la misère urbaine. Aujourd’hui, après avoir maigri de cent kilos, elle arpente à nouveau les scènes !
- Ty What You Want (Taylormade)
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Ty, de son vrai nom Ben Chijioke, né à Londres de parents Nigérians, est un des meilleurs rappers anglais, impliqué très tôt dans des associations militantes maître également du style « spoken word », et plébiscité aux USA – il a partagé le micro avec Talib Kweli ou De La Soul. La base ryhmique de ce morceau est un human beat boxing de Tailor McFerrin, le fils de Bobby "don't worry be happy" Mc Ferrin. Le MC anglais y ajoue des arrangements funky et des lyrics intelligents, drôles et engagés, sa marque de fabrique.
- Tommy Guerrero So Blue Itís Black
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Etonnante carrière : ce jeune Californien commence par être champion de skateboard et membre de l’équipe mythique Bones Brigade à San Francisco, puis se reconvertit dans la musique à partir de 1998. Inconditionnel de la guitare acoustique, il se frotte quand même à l’électricité au sein de plusieurs groupes et dans ses disques instrumentaux (comme sur ce morceau sorti sur le label Mo’Wax en 2002) ou avec des invités au chant. Tranquillement, il navigue entre jazz, funk, hip-hop, rock ou latino.
- Booker T. & The MG's with Judy Clay Children, Don't Get Weary
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On ne présente plus Booker T. et ses MG’s, groupe instrumental pilier du label Stax à Memphis. En revanche, Judy Clay (1938 – 2001), une très grand voix soul, n’a jamais eu le succès qu’elle méritait. Son duo avec le chanteur blanc Billy Vera en 1967 est le premier duo inter-racial de l’histoire US, mais il est boycotté par les radios. Souvent choriste, rarement soliste, elle a brillamment chanté en 1968 cette chanson qui parle de lynchage et de résistance noire, un formidable hymne anti-raciste méconnu.
- Orquestra America Romantica Tequila
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Tequila est un des morceaux instrumentaux les plus célèbres de la période « surf music ». Composé lors d’une jam-session en 1957 par le saxophoniste Daniel Flores sous le pseudonyme de Chuck Rio, il est réenregistré en 1958 par les mêmes musiciens sous le nom de The Champs et fait un tube mondial. Cette version mambo, non datée, redécouverte grâce à la série « Brazilian beats », émane d’un orchestre inconnu au bataillon, qui semble plus cubain new-yorkais que brésilien. Mystère et boule de crack…
- Eddie Kendricks Intimate Friends
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Un des fondateurs des Temptations, le groupe masculin le plus populaire du label Tamla-Motown, Eddie Kendricks (1939 – 1992) les quitte en 1971 pour entamer une carrière solo. Ce tube langoureux de 1977, somptueusement orchestré et idéal pour sa voix haut perchée, sera son dernier enregistrement pour Motown à Detroit avant d’émigrer vers d’autres villes et d’autres labels.
- Artofdisco by Blackjoy La Stache
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BlackJoy, c’est avant tout Jérome Caron, fou de vinyls blacks et d’aventures électro, DJ, producteur, remixeur, il fait ses armes sur le label français pionnier Yellow Productions. A présent, il s’est acoquiné avec trois musiciens pour la scène et l’album Time (2007), où il convoque les voix de General Electries et Sandra Nkake. Mais son morceau culte reste ce La stache de 2005, un maxi vinyl, instrumental, acrobatiquement groovy et hypnotique. Une version sur l’autre face lève le voile sur le sens profond de ce titre énigmatique : tout simplement La moustache, fallait y penser…
- Eddie Palmieri Un Dia Bonito
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Pour clore ce volume 2, un feu d’artifice du latin jazz signé du cador de la dissonance, Eddie Palmieri. Il s’ouvre par une intro de 6 minutes au piano seul du maestro, sorte de Satie psychédélique des tropiques, avant la déferlante percussive du big band cuivré emmené par la voix de Lalo Rodriguez, et un final d’effets électroniques inédits pour l’époque. Eddie Palmieri est bien le lutin démoniaque de la galaxie salsa, et le titre de cet album de 1975, est d’une rare pertinence, The sun of latin music. A écouter une journée de beau temps (Un dia bonito) mais plus encore un soir de tempête pour conjurer le cafard !






