- The Big Band Of Shorty Rogers Manteca
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Le trompettiste et chef d’orchestre Shorty Rodgers jette très tôt l’ancre en Californie, il fait ses classes dans les clinquants big bands de l’époque, Woody Herman et Stan Kenton, avant de faire les beaux jours du jazz west-coast et aussi des studios ciné et télé d’Hollywood (il bosse avec Lalo Schifrin pour la B.O. de Starsky & Hutch). Mais périodiquement, il reprend les commandes de son big band, avec notamment ses complices du jazz west-coast Shelly Manne, Bud Shank et Frank Rosolino, pour, ici, une reprise vrombissante du Manteca de Dizzy Gillespie.
- Ripple I Don't Know What It Is, But It Sure Is Funky
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Surtout connu pour sa reprise disco de The beat goes on sur le label Salsoul, Ripple était avant cela un groupe funk du Michigan, huit musiciens noirs et blancs qui obtinrent leur plus grand tube avec ce titre de 1973, sur le label GRC, archi-samplé par le hip-hop.
- Bumcello Sierra Moutain Top
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Explication de texte, pour commencer : cello comme le violoncelle de Vincent Segal, OK, c'est simple, mais Bum, non, pas le choc des percus de Cyril Atef, d'ailleurs, ça ne se dit pas "boom" mais "beum". Bum, clochard, en anglais. Ou, dans le cas présent, nomade urbain. Les deux insatiables freestyleurs sortent en 2005 l’album Animal sophistiqué. On les connaissait ethnoïdes, on les retrouve tout simplement... pop. Vraies chansons charpentées (en anglais, plus dans ce thème une intro en allemand !) par Atef, orchestrations lumineuses du duo. Bumcello est au top !
- Luther Allison Bad News Is Coming
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Luther Allison est ce qui se fait de plus puissant dans le blues, ce vrai “shouter” doublé d’un guitariste urbain tranchant est sorti du southside Chicago pour courir le monde, et passer une bonne part de sa vie en France, où il a abondamment enregistré... et même joué trois semaines à Bercy avec notre Johnny Hallyday national. On le sait, moins, dans les seventies, Luther a été le seul artiste de blues signé sur le label soul Motown, avec notamment ce morceau. C’était en 1973. Allison est mort en 1997. Il manque au pays bleu.
- Half Cousin Big Chief (The B&B Frequenter)
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Ce duo écossais discret (Kevin Cormack et Jimmy Hogarth) concocte une musique savamment bricolée et intemporelle qui marie le folk, les vieux instruments acoustique et l’électro. Extrait de son 2ème album Iodine (2007), ce morceau charmeur donne une juste idée de cette beauté fragile, carrément magique pour certains.
- Anthony Joseph & The Spasm Band Bo Nuggy
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Né à Trinidad, émigré à Londres, Anthony Joseph s’est fait un nom aussi bien par ses recueils de poésie surréalistes, ses articles anthropologiques et un roman, que par ses disques et performances de « spoken word » enflammé, accompagnées par des percussions caribéennes, d’un sax et d’une basse jazzy, dans un esprit « afro-primitif-futuriste », ou « jazz insulaire sauvage », comme il dit. Ce morceau est extrait de son premier et pour l’instant unique album, Leggo de lion (2007)
- Cymande Changes
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Ce groupe étonnant, fondé à Londres par huit musiciens originaires des Caraïbes (Jamaïque, Saint-Vincent, Guyane) fait une brève carrière et 3 albums entre 1971 et 1974. Bien que Rastas, ils ne jouent pas de reggae, mais un riche et subtil mélange de funk, jazz, soul, rock, calypso et musique africaine, dans des tonalités douces et mélodiques, comme dans ce morceau nuancé et intemporel.
- Harold Richardson & The Ticklers Glamour Gal
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Sur le “mento” jamaïcain, voir le CD 5 à propos de Bosyie Grant. Sorti en 1956 en 45 tours et quelques années avant en 78 tours sur le premier label de mento, MRS, du producteur Stanley Motta, ce morceau est un des plus gros tubes de l’époque, une ode aux femmes jamaïcaines « qui savent ce qu’elles veulent ». Harold Richardson est considéré comme le premier et le meilleur chanteur de mento.
- Tabu Ley Rochereau Maze
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Né en 1940, initialement surnommé le Seigneur Rochereau, puis Tabu Ley à l’époque de la « zaïrisation » des noms, Pascal Tabu Sinamuey est le grand rival de Franco (voir le CD 12) avec son orchestre Afrisa International. Ils se disputent la paternité du style « soukous » congolais/zaïrois. Sous Mobutu, il s’exile, revient sous Kabila, et entre en politique, vice-gouverneur de Kinshasa, tout en continuant la musique. Un accident vasculaire cérébral survenu en juillet 2008 pourrait mettre fin à cette double carrière. En tout cas, Maze (1980) est l’un de ses plus grands succès.






