- Cinematic Orchestra To Build A Home
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En 1999, un jeune anglais, Jason Swinscoe, monte un club, The Loop, dont le concept est de passer des films accompagnés par des musiciens ou des DJs. Pour jouer ses propres œuvres, il fonde un groupe de musiciens qui changeront souvent, autour de lui comme âme et pivot central, The Cinematic Orchestra, signé chez Ninja Tune. Il s’était installé à Paris quand il a enregistré son 5ème album, titré en français dans le texte Ma fleur (2007), dont est extraite cette magnifique ballade nappée de piano romantique. Depuis, il a filé vers Brooklyn.
- André Popp Java Des Bombes Atomiques (Instru)
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Cette sympathique version instrumentale d’une chanson de Boris Vian ne manque pas de charme et d’imagination orchestrale, mais on regrette la vraie chanson, la plus anarchiste jamais écrite par le grand Boris. Rappelons que héros fabrique en amateur une bombe atomique qui marche mais n’a qu’une très faible portée. Il lui trouve pourtant une utilité en convoquant tous les chefs d’état du monde pour voir de près sa trouvaille. Et badaboum ! Il dira pour sa défense : « En détruisant tous ces tordus je suis bien convaincu d’avoir servi la France »
- Doris Troy Just One Look
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Surnommée “Mama Soul”, Doris Troy (1937 – 2004) est ouvreuse à l’Apollo quand James Brown la découvre et l’encourage à chanter, en 1963. Aussitôt, elle écrit cette chanson qui restera son plus grand tube. En tant que choriste, on l’entendra avec les Rolling Stones, les Pink Floyd, George Harrison et bien d’autres. Les Beatles produiront un de ses albums en 1969. Un film sur sa vie doit sortir en 2009.
- Manu Dibango Panther
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Incroyable ! Ce thème conquérant, poussé par un big band cuivré tel une loco au maximum de sa puissance, ne serait jamais sorti sans Soul Makossa, qui, enregistré un an plus tard, en 1972, donnera au grand Manu une notoriété planétaire. L’album Africadelic, (qui s’ouvre par The panther), fabriqué à la va vite, est en fait une commande de l’ORTF (la télé française de l’époque) qui a besoin de sons afro modernes pour illustrer ses reportages. Et le succès de Soul Makossa le tire des tiroirs où la bande dormait. Cette implacable machine afro-soul sera été rééditée en 2007 et reste étonnamment moderne.
- Ticklah Nature Loving Dub
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Sur le morceau latino tiré du même album Ticklah vs Axelrod (2007, voir le CD 2). Ticklah/Victor Axelrod, New-Yorkais, claviériste et producteur, est un monstre d’éclectisme, il a créé le groupe afrobeat Antibalas avant de se lancer dans des disques où se carambolent reggae, dub, funk, soul, électro, latino cubain et autres influences caraïbes, tout en accompagnant des stars comme Amy Winehouse, Mark Ronson, Lily Allen, Sharon Jones ou Robbie Williams. Parsemé de gazouillis et autres cris d’animaux, ce dub écolo montre son extrême savoir-faire.
- Hank Williams & His Drifting Cowboys My Bucket's Got A Hole In It
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Originaire de l’Alabama, Hank Williams (1923 – 1953) est considéré comme le second plus grand chanteur de country, juste derrière Johnny Cash. Il aligne des dizaines de tubes, dans un style original, baptisé honky-tonk, qui intègre des influences blues, gospel et rock, et alterne les textes humoristiques ou tristes, comme ce morceau sur la pauvreté. Atteint de la maladie « spina bifida » depuis sa naissance, il souffrira constamment de violentes douleurs au dos, cause de son addiction à l’alcool et à la morphine. Il meurt d’une overdose à l’âge de 29 ans.
- Alémayéhu Eshété Kénoru Lébetchahé
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On l’a vu, Alèmayèhu, surnommé tantôt James Brown tantôt Elvis dans son pays (voir le CD 10), pourrait également être considéré comme le (BB) King d’Abyssinie, tant il est à l’aise sur les tempos lents. Incroyable bouillonnement dans cette Ethiopie des années 1970, que cette insondable série Ethiopiques ratisse consciencieusement. Tout s’est arrêté en 1974 avec l’arrivée au pouvoir d’un régime militaire de gauche qui n’aimait pas la musique. 34 ans plus tard, Eshèté est toujours sur les scènes planétaires, sémillant et classieux.
- Joyce Taxi Driver
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Née à Rio, Joyce n’est pas seulement une chanteuse de la 2ème génération bossa nova, ayant longtemps séjourné aux USA et aussi en France, elle s’est imprégnée des scènes jazz. 28 albums, série en cours, Joyce, très prisée de la galaxie DJ et parfaitement bilingue, fait partie de l’écurie du label anglais Far Out. Ce Taxi driver, 20 ans d’âge, date de sa période américaine, c’est un duo magistral avec un mythique vocaliste du jazz US, Jon Hendricks (remember Lambert, Hendricks & Ross). Si vous êtes depuis longtemps auditeur de Nova, tendez l’oreille, l’intro sifflée a été reprise comme jingle par la radio...
- Roy Ayers Third Eye
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Ce vibraphoniste californien a reçu ses premières baguettes à l’âge de 5 ans, offertes par nul autre que Lionel Hampton ! Il joue d’abord du jazz, puis s’oriente vers les musiques funk, soul, rhythm & blues, hip-hop et même afro-beat (cf ses albums avec Fela en 1980 et 1981). Extrait de son album Everybody loves the sun avec son groupe Ubiquity, en 1976 (et non 1981, comme l’indiquent les crédits), ce morceau témoigne de sa inaltérable passion pour le mysticisme.
- Huey Smith & The Clowns Rocking Pneumonia And The Boogie Woogie Flu
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Huey “Piano” Smith, né en 1934 et toujours vivant, est un pilier de la scène rhythm & blues de New-Orleans, célèbre pour ses chansons humoristiques qui le rapprochent des Coasters. Ce morceau est un de ses grands tubes. Curieusement, la face A du single était instrumentale, les paroles ne figurant qu’en face B – mais c’est cette dernière version qui grimpera dans les charts.






