- Boogalo Combo Hot Pants Road
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Le Brésil du début des seventies fourmille de groupes funky qui s’inspirent, jusque dans les fringues du Godfather James Brown. Le plus connu est Banda Black Rio, qui, après un lancement en fanfare, devra s’arrêter car la police politique de l’époque (dictature militaire) soupçonne le groupe d’être un sous-marin des... Black Panthers US ! La face cachée est cet unique album d’un obscur Boogaloo Combo, une détonante machine à groover. Les Hot Pants ne sont empruntés à James Brown que pour leur sensualité, la mélodie n’a rien à voir. Vive l’éphémère Boogaloo Band !
- Roots Manuva A Haunting
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Un OVNI dans la discographie d'un des plus célèbres MC anglais : Sur un sample filtré de piano ragtime, Roots Manuva slamme plus qu'il ne rappe et aborde les refrains avec un chant mélancolique. La fin du morceau est un pur moment de dub, où l'on découvre que ses influences dépassent le cadre strict du hip-hop.
- Alicia Myers I Want To Thank You
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D’abord chanteuse du groupe soul/r’n’b One Way, puis soliste, elle prend brillamment le virage de la « deep house » avec ce titre de 1982, généralement considéré comme son chef d’œuvre. A noter, c’est une rareté dans le genre, que cette chanson taillée pour les pistes de danse s’adresse à Dieu en personne, le titre complet étant I want to thank you (Heavenly Father).
- Alla Un Pedazo
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Alla (« Là-bas » en espagnol), une des dernières trouvailles du label Crammed, est un jeune trio de Mexicains basé à Chicago et sa musique, parfois qualifiée de « latin psychedelic pop », pratique l’éclectisme et le métissage à haute dose – de la Motown au Brésil en passant par Phil Spector, avec des cordes et des cuivres enregistrés en Suède ! Une musique qui déborde de richesse et de générosité mélodique.
- Simone Alma Fever
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Très injustement oubliée, bien qu’elle ait eu son heure de gloire dans les années 1950, Simone Alma était la plus « jazzy » des chanteuses françaises. Cette surprenante version bilingue du méga-tube sexy-fébrile (voir l’original dans le CD 14) emprunte ses paroles françaises à Boris Vian, qui a écrit une traduction complète pour Caterina Valente, intitulée 39 degrés de fièvre, reprise plus tard par Claude Nougaro.
- Machito & His Orchestra Congo Mulence
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Rythmique mid-tempo implacable, mur de cuivres rutilants, arrangement façon bande son de série TV US à suspense... et solo de sax mitonné par l’immense Cannonball Adderley : ce thème est signé du meilleur compagnon de route latino de Dizzy Gillespie, Machito. Fils d’un rouleur de cigares cubain, il fait partie avec son beau-frère Mario Bauza, de ceux qui ont pimenté latino le jazz d’après-guerre, essentiellement le be-bop. Ce thème a la saveur de l’évidence latine.
- Elvis Presley Blue Moon
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Composé en 1934 par le légendaire tandem de Broadway, Rodgers & Hart, cette chanson qui raconte un coup de foudre au clair de lune est reprise par d’innombrables artistes, crooners, jazzmen ou rockers. Elle figure sur le premier album d’Elvis Presley en 1956, dans une version étonnamment minimaliste qui choque de nombreux amateurs, à commencer par son co-auteur Richard Rodgers, qui tente de la faire interdire à la radio. La « voix de femme » n’est autre que celle d’Elvis chantant en falsetto.
- Orchestre de la Paillote Kadia Blues
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Ce groupe est né de la scission, en 1960, en deux formations du Syli Orchestre National (fort de 25 musiciens, il est vrai) mis sur pied par Keita Fodeba à la demande du Président Sékou Touré pour assurer l’ambiance musicale de la Guinée nouvellement indépendante. Fodeba deviendra ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, avant d’être exécuté par le dictateur guinéen. Dirigé par le grand saxophoniste Kélétigui Traoré, l’Orchestre de la Paillonte excelle dans les longs morceaux langoureux aux riches chorus, et Kadia blues de 1961 est son chef d’œuvre. Plus tard, le groupe se transforme en Kélétigui et ses Tambourinis, qui accompagnent notamment Miriam Makeba pendant son séjour en Guinée. Etrangement, Kélétigui décédera deux jours après Makeba, le 11 novembre 2008.
- Kocani Orkestar Papigo
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La fanfare tzigane Kocani Orkestar fait partie du panorama animé de la truculence balkanique. D’ailleurs, on les voit dans le film de Kusturica, Underground. Leur singularité ? Ils viennent de Macédoine, un ex-province yougoslave devenue indépendante en 1991. Comme ces centaines de rutilants orchestres cuivrés, les fanfarons du Kocani sont d’inlassables animateurs de fêtes. Voici une dizaine d’années, en sortant d’un impérissable live à Radio Nova, ils ont écumé tous les bars de la Bastille en animant les terrasses et en faisant la manche ! Avec, dans le rôle des porteurs d’étui d’instruments, nos amis de La Grosse Boule, Edouard Baer et Ariel Wizman !






