- Ramsey Lewis Trio The 'In' Crowd
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Ca commence par les Cleffs, un septet, en 1955. 4 des 7 s’en vont en guerre en Corée, reste un trio derrière le pianiste Ramsey Lewis. Suffisant pour tourner et enregistrer un 1er disque, en 1965. Bingo ! The « in » crowd n’est pas un chef d’œuvre de sophistication et Ramsey pratique un jeu plutôt sommaire, voir rudimentaire. Mais voilà, il possède une tournerie toute simple facile à mémoriser, et surtout, son truc, c’est la prise de son live (en l’occurrence au Bohemian Cavern de Washington) avec public chaud-bouillant, comme dans What’d I say (Ray Charles), Fingertips (Stevie Wonder) ou The Ghetto (Donny Hathaway). La marque d’un groove implacable... d’où un succès planétaire !
- Freebidou Amicalement Vôtre
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Un joli mélange qui séduit dès la première écoute : l’accordéon se lamente dans un coin, le banjo prépare sa vengeance à la sauce far-west, la contrebasse ronronne comme un gros matou, puis le morceau se met à skanker comme à la plus belle époque du rocksteady. Freebidou (verlan de « to be free ») est un trio parisien qui qualifie son style de « world-musette ». Ici, en 2003, un arrangement plein de fraîcheur au service du mythique thème composé par John Barry pour illustrer les aventures de Lord Brett (Roger Moore) dans la série anglaise The Persuaders (Amicalement Vôtre).
- Robert Mitchum From A Logical Point View
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En 1956, pendant les tournages de « L’enfer des tropiques » et « Dieu seul le sait » à Trinidad et Tobago, Robert Mitchum se la coule douce, il traîne dans les gargotes, sirote du rhum et croise les gloires musicales locales Lord Melody ou Mighty Sparrow. Il savoure leur rythme chaloupé et en tire l’année suivante un excellent album, Calypso is like so. Ce titre est une adaptation du vieux calypso Ugly woman de Roaring Lion. Plus tard, Mitchum fera deux autres albums, mais, cette fois, dans le style country.
- The Incredible Bongo Band Apache
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Incroyable histoire ! Cette version du grand tube des Shadows (1960) est due à un groupe de musiciens de studio américains qui sortent deux albums en 1973 et 1974, ne font aucun concert et n’ont aucun succès. Oubliés, puis piratés, leurs disques vont être les plus samplés de toute l’histoire du rap, de la jungle et de la techno, surtout pour le solo de bongos et de drums (frappés par Michael Viner, leader du groupe, et l’illustre batteur Jim Gordon, au destin tragique – schizophrène paranoïde, il croupit en prison depuis qu’il a tué sa mère en 1983). Selon le DJ pionnier du hip-hop Kool Herc, l’Apache du Bongo Band est devenu rien moins que « l’hymne national du hip-hop » !
- La Maison Tellier Le Second Souffle
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Ce groupe normand se compose de cinq vrais et faux frères, Alex, Alphonse, Raoul, Léopold et Helmut Tellier. Acoustique, tourné vers le folk et la country, mais aussi les ambiances de musiques de film, le groupe emprunte son nom à un bordel célébré par Guy de Maupassant dans une nouvelle du même nom. Extrait de leur 2ème album en 2007, cette ballade mélancolique et superbement orchestrée a longtemps illuminé la play-list de Nova.
- Groundation The Montain
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Un groupe de pur reggae roots né en Californie, est-ce concevable ? Groundation en donne la preuve. Constitué en 1998 à partir d’un trio d’étudiants d’une école de jazz, le groupe compte actuellement 8 musiciens et invite sur ses albums des pointures jamaïcaines comme Don Carlos, Ras Michael, Ijahman Levi, Scientist ou Pablo Moses. Sincèrement passionné de Rastafarisme, de spiritualité et d’écologie, Groundation, avec cet extrait de l’album Dub wars en 2005, montre aussi sa parfaite maîtrise du dub.
- The Jones Girls You're Gonna Make Me Love Somebody Else
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Les trois sœurs Jones, Shirley, Brenda et Valorie, commencent leur carrière à Detroit en 1968, puis bougent vers Chicago, puis Los Angeles, mais rien ‘y fait, leurs disques font des flops. Elles se consolent comme choristes très demandées et accompagnent les plus grandes stars de la soul (Aretha Franklin, Diana Ross, Lou Rawls, Teddy Pendergrass…). Le succès personnel vient enfin sur le label Philadelphia International piloté par Kenneth Gamble et Leon Huff, auteurs de ce morceau explosif, le premier et le plus grand tube des Jones Girls.
- Rodion Electric Soca (Cosmo Vitelli Remix)
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Coup de maître pour l’un des plus talentueux producteurs et remixeurs d’électro français. En 2007, Cosmo Vitelli transforme ici en club track hypnotique, lancinant et entêtant un morceau de l’Italien Rodion (alias Ed Cianfanelli), jeune champion italien du néo-disco psychédélique spatial romantique signé sur le label allemand Gomma.
- Herbie Hancock Nobu
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En 1973, lors d’une tournée au Japon, Herbie Hancock enregistre un disque composé de quatre titres en solo, deux au piano et deux sur des synthétiseurs ARP, dont l’extraordinaire Nobu, où il improvise au Fender Rhodes à partir d’un sequencer en folie. Longtemps réservé au marché japonais et inconnu à l’ouest de Tokyo, réédité dans la compilation hancockienne The Box (encore une boîte !) en 2005, ce morceau a finalement trouvé son public, jusqu’à recevoir le qualificatif (exagéré, car le rythme est tout sauf binaire) de « premier morceau techno de l’histoire ».
- Ali Farka Toure Roucky
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Pour beaucoup, Roucky est le chef d’œuvre d’Ali Farka Touré (1939 – 2006), le patriarche des chanteurs maliens. Par son choix de la guitare plutôt que la kora, il a démontré de façon éblouissante la filiation entre le chant des griots mandingues et le blues. C’est particulièrement évident sur cette litanie envoûtante, tirée de l’album The Source (1992) produit par le label britannique World Circuit, où il est épaulé par les guitares de Rory McLeod et Taj Mahal.






