- Funkadelic Maggot Brain (Live)
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Les deux groupes de George Clinton, Funkadelic et Parliament, réunissent les mêmes musiciens, la différence initiale est le côté plus rock de Funkadelic et plus soul de Parliament. L’influence de Jimi Hendrix se fait furieusement sentir sur ce marathon instrumental, tiré du 3ème album de Funkadelic en 1971. Clinton a délibérément atténué la présence de l’orchestre au mixage pour mettre pleinement en valeur le solo hallucinant du guitariste Eddie Hazel.
- Jazz Liberatorz feat. Lizz Fields Speak the language
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Originaires de la bonne ville de Meaux dans la 77, ces libérateurs ont dont créé le son Meaux-Town ! DJ Damage, Dusty et Madhi sont trois producteurs obsédés par la black music des années 1970, en particulier le jazz et la fusion, plus une dose de hip-hop old school. Au programme donc : samples, instruments live et, pour leur album Clin d’œil en 2007, participation de nombreuses voix précieuses de la scène soul et hip-hop indépendante américaine - ici la New-Yorkaise Lizz Fields.
- Bill Doggett Honky Tonk Pt. 1
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Curiosité de l’histoire (de la musique), à l’origine, le honky tonk est un sous genre de la country music, dont la tête de proue est Hank Williams (voir CD 24). Mais voilà, les musiques sortent de leur bouillon de culture. Ce Honky Tonk là, signé Bill Doggett, un organiste qui a fait ses armes auprès de Louis Jordan, est devenu un standard soul jazz. Mais en même temps ce mégatube de l’année 1956 (4 millions de disques vendus !), est considéré comme le premier hit rock instrumental de l’histoire. De quoi se perdre dans la géographie musicale.
- Irma Thomas Ruler Of My Heart
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Toujours bien vivante et chantante après 49 ans de carrière, Irma Thomas a été surnommée la “Soul Queen of New Orleans”. Ce titre produit et écrit en 1963 par Allen Toussaint (sous le pseudonyme de Naomi Neville), est probablement son plus grand tube et sera repris par Otis Redding et les Rolling Stones sous le nom de « Pain in my heart ».
- Dario Moreno Quand Elle Danse (Me Voy P'al pueblo)
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1956, sur les pistes de danse de l’époque, Dario Moreno est le calife. Mi-turc mi-mexicain, il surfe sur la vague latine. La France l’adopte, il adapte moult tubes de mambo et cha-cha-cha en français, fait tournoyer Brigitte Bardot au cinéma. Plus tard, il sera en disque le Sancho Pança de Don Quichotte (Jacques Brel), mais mourra avant la transposition scénique. Une scintillante trajectoire...
- Boysie Grant with Eddie Brown & Reinolds' Calypso Clippers Solas Market
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Attention, ce n’est pas du calypso de Trinidad, mais son équivalent jamaïcain, au rythme différent, le « mento ». Mais les groupes de mento utilisent souvent le terme calypso car il est plus connu. Reynold’s Calypso Clippers, avec leur chanteur Boysie Grant et leur banjoïste virtuose Eddie Brown, célèbrent dans ce titre de 1956 les bananes vendues sur un marché de Kingston. La chanson sera reprise, sous le titre Kingston Market, par Harry Belafonte, lui aussi Jamaïcain et qui, lui aussi, sous le terme de calypso, a interprété surtout des morceaux de mento.
- Climaco Sarmiento Y Su Orquesta Cumbia Sabrosa
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Voici un des tubes les plus euphorisants de la cumbia colombienne, qui n’est de toute façon jamais du genre morose. « Alegria la vida ! », la vie est belle, proclame sans relâche, en 1964, cet orchestre endiablé qui fait partie des vieux de la vieille, actif dès les années 1950, comme les formations de Pedro Laza ou Rufo Garrido, et qui feront les belles heures du label Fuentes.
- JJ Cale Crying
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Initiateur d’un style de country-rock souvent qualifié de « laid-back » (relax) ou de « Tulsa sound » (du nom de sa ville natale), J.J. Cale reste inimitable pour ses arrangements pointillistes et sa voix feutrée, et célèbre pour son extrême discrétion. Crying figure sur son 3ème album, Okie (1974), un terme qu’on pourrait traduire par « bouseux de l’Oklahoma ».
- The Heavy Easier
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Formé en 2004 dans la bourgade anglaise de Noid près de Bath, ce quintet est franchement inclassable. Imprégné de soul, mais fan de Marvin Gaye aussi bien que de Tom Waits et des Stooges, ils est capable de partir en vrille sur du rock psyché ou metal. Dans ce morceau tiré de l’album Great Vengeance And Furious Fire (2007) chez Ninja Tune, ce morceau joue la carte soul mélodique, et la voix de Kelvin Swaby, d’origine indo-jamaïcaine, possède un registre falsetto étonnamment proche de Curtis Mayfield.
- Bembaya Jazz National Armée Guinéenne
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Formé en 1961, promu « National » en 1966 par le président guinéen Sékou Touré, l’orchestre doit son nom à la rivière Bembeya qui coule près de sa ville natale de Beyla. Comme pour les autres groupes nationaux, le dictateur, protecteur des arts, paie une bonne rente et des stages musicaux à Cuba. L’orchestre devient de loin le plus célèbre de toute la musique latino-mandingue guinéenne. Il livre ici l’un de ses plus grands tubes, en 1968, patriotard en diable, Sékou Touré oblige… Après la mort de son chanteur et leader Aboubacar Demba Camara dans un accident de voiture en 1973, le Bembeya Jazz (dénationalisé) périclite, puis se disperse, mais se reforme en 1998 pour la plus grande joie des amateurs de musique africaine millésimée (voir CD 8).






