- Mon Rivera Y Su Orquesta Lluvia Con Nieve En savoir plus
Pluie avec neige, drôle de titre pour une musique latine. Une plena (rythme portoricain) due à Mon Rivera, alias Efrain Rivera Castillo, super tromboniste né à Porto Rico, qui hérite de son père, musicien fameux dans l’île, l’amour des rythmes du cru, la plena, donc, mais aussi la bomba. Mon Rivera est le précurseur de l’attaque tranchante des riffs au trombone, en cela le maître de Willie Colon, avec qui il enregistrera sur “ze” label salsa, Fania, dont Mon devient un pensionnaire régulier. Il décèdera en 1978 à New York.
- Bobby Womack Woman's Gotta Have It
En savoir plus
Repérés et produits par le grand Sam Cooke au début des années 1960, les Womack Brothers (5 frères), rebaptisés The Valentinos, font une mais brève honnête carrière. Bobby, le leader, chanteur, guitariste et compositeur, aura du mal à s’imposer en solo, mais joue de la guitare pour des stars comme Sly Stone ou Aretha Franklin et compose de nombreuses chansons pour les autres. En 1972, il décroche enfin son premier tube personnel avec cette chanson, écrite avec la fille de Sam Cooke, une leçon de bonnes manières conjugales afin d’éviter de se faire chiper sa femme.
- Leroy Brown Gone Gone En savoir plus
On l’a récemment redécouvert grâce à l’album Colour barrier sur le label français Makasound, réédition de morceaux crées entre 1974 et 1982. Leroy Brown est une légende discrète, sans doute parce qu’après avoir chanté dans plusieurs groupes en Jamaïque il s’est installé au Canada en 1971, où il réside toujours. Mais, entre Toronto et Kingston, il a enregistré ces titres avec des pointures comme Familyman Barrett, Sly & Robbie, Earl Chinna Smith, Leroy Sibbles ou Augustus Pablo. La plupart sont des hymnes de révolte, mais ce subtil Gone gone soupire sur une rupture amoureuse. Ici, c’est la version maxi qui se termine par un vocal ragga de Captain Charghand.
- Zombie-Zombie What's Happening In The City
En savoir plus
Etienne Jaumet (synthé de Married Monk) et Cosmic « Neumann » Nema (batteur d’Herman Dune), également impliqués dans les projets Flop et The Small Addiction Factory, trouvent le temps d’assouvir dans ce duo leur passion psychopathe pour le Krautrock, Can, Neu, et aussi Suicide et White Noise, ainsi que pour les films d’horreur de Dario Argento avec leurs B.O. dus au groupe Goblin et ceux de John Carpenter et leurs B.O. signées… John Carpenter. L’ombre de ce cinéaste anarcho-horrifique plane sur ce morceau sorti par le label Versatile en 2007, un vrai thriller où des fantômes sanguinaires rôdent dans une inquiétante ville nocturne.
- The Last Poets It's A Trip En savoir plus
Le noyau de poètes noirs du Bronx est à lui seul précurseur du rap et du slam, remember New-York New-York, the big apple dans la boîte jaune. A l’orée des seventies, une poésie radicale, dans l’orbite des Black Panthers, par des militants conscients de ce qu’ils risquent, avec en plus un sens rare de l’autodérision lucide (The niggers are scared of revolution !). Au départ, les Last Poets, c’est uniquement voix et percussions. 6 albums plus tard, en 1977, avec gros son (Bernard Purdie, le batteur-métronome du groove), Abyodun, Umar et Jalal posent leurs lyrics à la fois pertinents et impertinents. Canon ! Il faudra attendre 2008 pour que tous les “survivors” des Poets se retrouvent sur une même scène, à... Paris !
- Oumou Sangare Mogo Te Diya Bee Ye En savoir plus
Bien que née à Bamako, Oumou chante la musique Wassoulou de ses ancêtres du sud malien. Plus dansante et populaire que la musique aristocratique des griots, le style Wassoulou lui inspire des chansons très engagées pour la cause des femmes ou des miséreux. Son franc-parler et sa voix puissante en ont fait la plus grande diva de l’Afrique de l’Ouest. Mogo te dya bee ye (« On ne peut pas plaire à tout le monde ») est à l’origine une chanson traditionnelle des chasseurs Wassoulou.
- Donovan Hey Gyp (Dig the Slowness) En savoir plus
« Je t’achèterai une Chevrolet... une Ford Mustang... une Cadillac », où comment un caïd écossais de la scène folk passe au consumérisme de la bagnole, avec comme une escalade de cylindrée. Ca finit non moins bizarrement : « je t’achèterai un sucre, je ne veux pas me priver de trip » ! Tout ça en 1965. Comme quoi un fatras psyché nous donne un hit planétaire ! Et pourquoi donc Donovan, gentil folk-singer à la tignasse bouclée, a-t-il trouvé un titre si tarabiscoté ? Lui-même ne le sait pas. Il a sans doute trop mangé de sucre ! Le bluesman US Taj Mahal, qui le reprendra quelques années plus tard, rebaptisera sobrement cette chanson Chevrolet.
- Nitta-Jo Cocaine
En savoir plus
La cocaïne connut une de ses heures de gloire dans les années 1920/1930, c’était la drogue des stars, des prostituées et des milieux interlopes. La « coco » inspira à l’époque plusieurs chansons, dont celle de l’énigmatique Nitta Jo (ou Nitta-Jo, les deux orthographes sont attestées). De son vrai nom Jeanne Daflon, elle serait né vers1880, on ne sait où, elle a fait une carrière internationale et joué dans cinq films, et puis on perd complètement sa trace après 1936.
- Nonato E Seu Conjunto CafuaEn savoir plus
Les années 1970 sont la décennie de la samba soul au Brésil. Les groupes cuivrés, avec fioritures en orgues pullulent. Beaucoup n’iront pas plus loin qu’un album. Nonato, qui en a publié 4 ou 5, ne passera pas à la postérité. Cousin (musical) de Jorge Ben, il montre ce qu’est le groove made in Brasil, facteur d’insouciance, sur fond de dictature militaire. Nul ne retrouve trace de ce Nonato trente et quelques années plus tard.






