- Don Thompson Fanny Brown
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On ne sait pas grand-chose sur ce chanteur noir américain (à ne pas confondre avec le jazzman canadien du même nom) qui semble n’avoir fait qu’un seul et unique album en 1977 sur le label soul-funk Brunswick à Chicago. Le morceau Fanny Brown, qui donne son titre à l’album, quoi que de facture classiquement funky, fit un carton honorable sur la scène disco.
- Grandmagneto & Blundetto Everybody's Talkin En savoir plus
La version originale est une perle folk tirant vers la country, morceau bouleversant de simplicité qui accompagne le générique du film Macadam cowboy (Midnight cowboy en v.o.), avec Dustin Hoffman et John Voight, composé et chanté par Harry Nilsson. Ici une version old school dirty reggae, au son incisif et minimal, réalisée par les français de GrandMagneto (contrebasse, guitare et chant) avec l’aide de Blundetto (voir CD 16).
- Louis Armstrong & Louis Jordan (I'll Be Glad When You're Dead) You Rascal YouEn savoir plus
La version originale de ce morceau vengeur contre une « vieille canaille » (coupable d’avoir piqué la petite amie du héros), reprise par Gainsbourg et Eddy Mitchell, date de 1930, par Wesley Wilson. Louis Armstrong la reprend en 1931 et l’année suivante on la retrouve dans un cartoon du même nom avec Betty Boop. Louis Armstong et son orchestre apparaissent au début, pour la première fois à l’écran, en prises de vue réelles. Puis Betty et ses deux compagnons Bimbo et Koko sont poursuivis par des cannibales en Afrique, menés par la tête géante de Louis Armstrong (image filmée en surimpression alternant avec son image dessinée). Betty Boop s’en sortira…
- Jerry Butler I'm Your Mechanical Man En savoir plus
Né dans le Mississipi mais élevé à Chicago, Jerry Butler fonde en 1956 The Impressions avec son ami d’enfance Curtis Mayfield, un groupe qui assure la transition entre le doo-wop et la soul. Puis sa carrière solo de chanteur et compositeur couvre quatre décennies et des dizaines d’albums. On le surnomme « The Ice Man » pour son jeu de scène ultra-cool et sa voix de baryton. Aujourd’hui, il a délaissé la musique pour entrer en politique, toujours à Chicago. Ce titre n’est pas son plus célèbre, mais c’est apparemment le plus samplé.
- Joe Gibbs & the Professionnals Third World En savoir plus
Joe Gibbs (1943 – 2008) est une principaux producteurs jamaïcains. Comme ses confrères, il a son studio, son atelier de pressage et ses labels, et la liste des cadors du rocksteady et du reggae qu’il a produits remplirait un bottin. Avec son groupe maison, The Professionals (à la base, Sly & Robbie et le guitariste Earl « Chinna » Smith) il sort aussi ses propres disques de dub, qu’il réunit dans une série de 4 albums entre 1975 et 1979, tous intitulés African Dub All-Mighty, chacun portant un numéro de « chapter ». Ce titre est extrait du chapitre 2.
- Tumi & The Volume Afrique
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Le hip-hop africain pousse depuis déjà longtemps dans tous les ghettos et townships d’Afrique. C’est souvent la parole la plus rebelle du paysage musical, et en Afrique du Sud, Tumi est un vrai leader. Accompagné du Volume, un efficace trio guitare/basse/batterie, il distille un flow à la fois tranchant et souple, avec du sens et de l’humour. De plus, Tumi n’hésite pas à se frotter à des artistes de rencontre, comme Laurent Garnier l’an dernier.
- The Robins Riot In Cell Block # 9 En savoir plus
Recrutés à Los Angeles en 1949 par le band-leader Johnny Otis, les Robins sont les stars incontournables du style “doo-wop”, basé sur les harmonies vocales (et les costards ultra-chics). Leur rencontre avec les deux auteurs-compositeurs géniaux et malicieux (et blancs) Jerry Leiber et Mike Stoller est décisive, et donne notamment ce premier tube en 1954 – des ventes maousses, même si cette histoire d’émeute dans une prison est immédiatement interdite à la radio. On s’en doute, ce morceau sulfureux sera très peu repris, mais fera une séquence d’anthologie dans le film The Blues Brothers.
- Jason Edwards Bourbon Ouest En savoir plus
Nova est heureuse et fière d’avoir été la première (ou la seule ?) radio à s’enthousiasmer pour cette petite merveille qu’est l’album Ouest (2007), enregistré à la maison sur un vieux 8-pistes analogique. Jason Edwards, d’origine anglo-américaine, a beaucoup bourlingué avant de s’installer à Paris, où il a joué dans le métro, ligne 6. Influencé par le vieux blues, les artistes « bibliques » (Dylan ou Cohen) ou « stellaires » (Moondog ou Sun Ra), il chante d’une voix lasse et doucement éraillée, accompagné par quelques instruments minimaux, un « lo-folk » caressant et raffiné où planent les fantômes des héros romantiques disparus, Syd Barrett et Nick Drake.
- Hector Lavoe El Cantante
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« El cantante de los cantantes », le chanteur des chanteurs : rarement un genre musical s’est à ce point identifié à une figure, comme la salsa avec Hector Lavoe. Quand celui qu’on a surnommé tout simplement La voz, la voix, décède en 1993, c’est un vrai choc dans la communauté latine. Compagnon de route de Willie Colon (voir CD 11 & 17), Hector Lavoe, bad boy et beau gosse, est un des personnages charismatiques qui ne s’oublient pas. Sa mémoire se perpétue grâce aux pépites jalonnant sa carrière. Bien plus tard, son neveu, le DJ et producteur Louie Vega (la moitié de Masters at Work), remixera tonton avec classe et déférence. Señoras y señores... El Cantante !
- Francis Bebey AgathaEn savoir plus
Ecrivain, polémiste, musicologue (spécialiste de la musique pygmée), guitariste pratiquant et pointilleux, Francis Bebey, Camerounais de Paris et frère (musical) aîné de Manu Dibango, appuie là où ça fait mal : il interpelle les blancs dans Nos ancêtres les Gaulois, remet les mâles à leur place avec La condition masculine et chante ici Agatha, l’histoire d’un gamin tout blanc né dans une famille noire. Bosseur infatigable (il occupe longtemps un poste à l’UNESCO), Francis Bebey nous quittera en 2001, dans un ultime pied de nez...






