- Sly & The Family Stone Thankful N' Thoughtful En savoir plus
Le combo bicolore de Sylvester Stewart, régnant entre sixties et seventies sur la planète groove, aura illuminé le présent (Miles Davis) et le futur (Prince). Dans une époque où tout est possible, le tempo paresseux et implacable de Sly réunit les blacks du ghetto et les blancs des campus. Remember Don’t call me nigger, whithey (“m’appelle pas négro, sale blanc, me traite pas de sale blanc, négro ») en 1968 ! Ce Thankful n’ thoughful apaisé et miraculeux, sonne, déjà, cinq ans plus tard, le glas de ce groupe OVNI. Sly décolle, pour ne plus jamais vraiment atterrir !
- Jill Scott Slowly Surely
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A classer (car elle est classe !) dans la catégorie « nu-soul » plutôt que dans le fourre-tout « r’n’b » envahi par les paillettes et le commerce. La carrière de Jill Scott, d’abord consacrée à sa poésie dans le style « spoken word » débute grâce à Questlove, The Roots, Common, Will Smith ou Erikah Badu. Voix subtile et enchanteresse, lyrics de haut vol, arrangements sobres et souvent jazzy, Jill Scott est une orfèvre raffinée aux disques trop rares. Extraite de son 1er album en 2000, cette chanson raconte avec émotion et tendresse la fin inéluctable d’une histoire d’amour.
- Sugar Minott Strange Things Dub En savoir plus
Increvable pionnier du reggae (il commence sa carrière en 1969, et elle dure encore), Sugar Minott a touché à tous les styles, travaillé avec tous les producteurs, monté son propre label, Black Roots, et le Youth Promotion System pour faire découvrir de nouveaux talents. 74 albums (selon lui) et des centaines de singles, qui dit mieux ? Extrait de l’album Ghetto-ology + dub (1979), cette version dub est due à un des maîtres du genre, King Tubby.
- Jack Costanzo & Gerrie Woo Jive Samba En savoir plus
Une samba au pays du latino, on aime les brassages dans les sixties. D’autant que cette samba n’est pas brésilienne, le trompettiste US Nat Adderley en est l’auteur, et c’en en fait une sorte de boogaloo. L’interprète, Jack Costanzo, est un latino des USA à la tête d’un big band, surnommé “Mr Bongo” du fait de sa capacité à pimenter le tempo avec ses petites percussions Et cette version deviendra un must du lounge, tout en gardant la posture du latin jazz épicé.
- Tony Joe White Stockholm Blues En savoir plus
Le sombre héros du “swamp rock” a déboulé dans le paysage à l’orée des seventies. Des tubes pour les autres (Polk Salad Annie pour Elvis, Rainy night in Georgia pour Ray Charles et Brook Benton), un disque de temps à autres que l’homme concocte dans sa tanière des environs de Nashville : gueule d’outlaw et voix des cavernes, TJW mène sa carrière pépère, avec une sorte de rock erratique, limite inquiétant, mâtiné, comme ici, de blues hypnotique. Unique.
- Azymuth Caca A Reposa En savoir plus
Le groupe jazz fusion brésilien de Zé Roberto Beltrami, productif et populaire aux USA, aime la relecture de thèmes qui ont déjà une vie dans le panorama brésilien, comme ce Caça a raposa, la chasse au rapace, en quelque sorte. Ce thème est signé João Bosco. Pour rebondir sur Azymuth, voir la notule du CD 19.
- Astor Piazzolla Chador En savoir plus
Le maestro absolu du nuevo tango a 8 ans quand son père lui offre un bandonéon, et 12 ans quand il rencontre à New York un certain Carlos Gardel, l’imperator du tango chanté, qui décède peu après. Ce qu’Asto propose avec son instrument à soufflet est tout simplement révolutionnaire. Des études à Paris avec Nadia Boulanger, des rencontres avec des caïds du jazz vont renforcer sa singularité. Piazzolla est au tango ce que Satie est au classique et Miles Davis au jazz. C’est plus que du tango, et ce fougueux thème, Chador en est une brillantissime illustration.
- Nina Simone See Line Woman (live)
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Cette chanson, une des plus célèbres du répertoire de Nina Simone (1933 – 2003), est en fait un chant traditionnel enregistré en 1939 dans le Missouri par Herbert Halpert, un spécialiste du folklore, exécutée a capella par deux jeunes filles. Le vrai titre était Sea lion woman (la femme otarie). Pour la version de Nina Simone, le texte a été partiellement remanié par le dramaturge noir George Houston Bass, crédité abusivement comme auteur de la chanson.
- Miguel de Deus Black Soul Brothers En savoir plus
Miguel De Deus, Michel de Dieu, ça sonne comme un nom de “télévangéliste” brésilien, vous savez, ceux qui font des prêches aussi enflammés qu’interminables en vous promettant la rédemption. Que nenni, la rédemption de cet homme de Dieu, c’est le funk “bem Brasil” qui domine le pays dans les années 1970. Ce garçon a une carrière limitée à un album, intitulé comme le présent titre Black Soul Brothers (1977). Un disque-et-puis-s’en-va, il est né à Salvador, mais on perd sa trace dans la mégalopole de São Paulo ? L’album, collector, se vend très cher, le titre est ressorti dans la collection Brazilian Beats du label anglais Mr Bongo.
- Bembaya Jazz National Petit Sekou
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Dans ce titre de 1976, l’orchestre rend hommage à son guitariste et arrangeur, Sékou Diabaté, « l’homme aux doigts de diamant ». C’est lui qui dirige aujourd’hui la nouvelle formation du Bembeya Jazz, montée grâce à l’insistance passionnée de l’indispensable Christian Mousset, l’homme du festival Musiques Métisses à Angoulême, du Label Bleu puis du nouveau label Marabi. A part ça, le guitariste fait une carrière solo sous le nom de Sékou Bembeya Diabaté. Sur ce groupe historique, voir aussi le CD 5.






