- Marcos Valle Os Grilos (Crickets Sing For Ana Maria)
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Voici des grillons (“grilos”) très bossa nova dans la bouche du compositeur clé de la deuxième génération bossa. Marcos Valle, un poil trop jeune pour avoir accompagné l’épopée Copacabana / Ipanema de Jobim, Vinicius, João Gilberto & c°, est un maître d’œuvre du mix bossa+ pop+samba+jazz, une délicieuse alchimie made in Rio. Limite psyché guimauve dans les années 1980, il reviendra à des sentiments plus... nationaux dans la décennie suivante. Valle reste comme un architecte d’intérieur, un éternel rénovateur de la bossa nova.
- Heavy Unbelievable
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A ne pas confondre avec les Anglais The Heavy (CD 5), Heavy est un duo new-yorkais (avec ancêtres jamaïcains) composé du producteur, auteur, claviériste et saxophoniste Casey Benjamin et de la chanteuse Nicky Guiland. Eclectique et créatif, ce couple ( ?) très cool s’amuse à traverser les frontières du r’n’b vers la pop ou, comme sur ce morceau coquin de 2005 (un homme déclare sa flamme a une femme… mariée, hélas), la nu-soul jazzy de haute volée.
- Coldcut Walk A Mile In My Shoes (Henrik Schwartz Remix)
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Comment réaliser ce coffret sans y faire figurer une production d’Henrik Schwartz ? Ce génial Allemand est depuis quelques années l’homme qui a réussi à réinventer la deep house et la remettre au centre de l’ébullition électro. Une tonne de productions de mixes live, de remixes à découvrir, the guy is on fire ! Quant à Coldcut, on ne va pas vous faire l’insulte de vous le présenter…
- Viviane Arnoux & Francois Michaud Mission Impossible
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Drôle de mano a mano que cette version acoustique accordéon / violon d’un thème majeur des séries américaines signé du maestro argentin de New York Lalo Schifrin (voir CD 14). Et pourtant, ça fonctionne parfaitement bien entre l’accorte piano à bretelles de Viviane Arnoux (longtemps compagne de route du Zaïrois Ray Lema) et l’archet entreprenant de François Michaud. Tiré du premier album commun du duo en 1995, cette Mission Impossible engendrera le... possible. Sous le nom de MAM, ils sont devenus un trio electro-jazz et tracent toujours de concert.
- Gilberto Gil Volks-VolksWagen Blue
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1971 : Gilberto Gil, exilé forcé (par la dictature militaire de l’époque) dans les brumes de Londres, avec son compère Caetano Veloso, a le blues de sa terre natale. Acteurs principaux du fulgurant mouvement tropicaliste, Gil et Caetano, comme le Brésil les appelle, ont brassé les composantes brésiliennes, bossa et samba, avec la pop. Mal vu par les galonnés. En Angleterre, Gil fréquente les Yardbirds, Steve Winwood et autres astres de la déferlante rock britiche. Et, de loin, célèbre la Volkswagen, devenue, en un curieux rebondissement de l’histoire, la “voiture du peuple »... brésilien !
- Cachao Descarga Cubana
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Israël “Cachao” Lopez “ signe toujours ses descargas (jam-sessions à la cubaine) par le même gimmick introductif à la contrebasse. C’est fou ce que ce robuste héritier (puis patriarche) d’une dynastie de contrebassistes aura marqué son époque, dame, il a inventé rien moins que le mambo en 1938, et a contribué au rapprochement du jazz et de l’afro-cubain tout autant que Dizzy Gillespie. Sorti de sa retraite par Andy Garcia dans les années 1990, il quadrille de nouveau le monde jusqu’à sa mort en mars 2008. Cette Descarga cubana des années 1950 a valeur d’épitaphe.
- Leroy Smart God Helps The Man
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Etrangement méconnu en Europe, Leroy Smart est une des plus grandes stars du reggae roots. Il débute en 1969, travaille avec les meilleurs producteurs avant de se produire lui-même, aligne les tubes, enflamme les scènes par ses danses extravagantes et ses sapes ultra-stylées. Et c’est le seul artiste reggae qui affirme n’avoir jamais fumé de ganja ! Ce titre de 1973, réédité par l’impeccable label Makasound, a été composé et produit par le fameux Bunny Lee, avec une fine équipe où l’on retrouve Sly & Robbie, Earl Chinna Smith, Bobby Ellis…
- Babs Gonzales Oop-Pop-A-Da
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On oublie trop souvent que le label Blue Note est né bien avant les années 1950 et le cool jazz. “The finest in jazz since 1938”, c’est le slogan maison. Et en 1947, Blue Note cartonne avec Babs Gonzales et son titre directement emprunté à Dizzy Gillespie. A la fois entertainer, poète compagnon de route de la Beat Generation et vocaliste jubilatoire, Babs Gonzales se lance dès l’après-guerre dans son feu d’artifice d’onomatopées sur be-bop frénétique, avec le pianiste Tadd Dameron. Babs est mort en 1964, s’il était né 50 ans plus tard, il serait caïd du slam et du beatboxing !
- John Coltrane Blue Train
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L’album Blue train (1957) est considéré comme le “vrai” premier album solo de John Coltrane (1926 – 1967), celui qu’il a entièrement conçu, et comme le meilleur disque de sa première période « hard-bop ». On perçoit déjà l’originalité de ses solos, et le thème du morceau Blue train, un blues décalé, joué en harmonie avec Curtis Fuller au trombone et Lee Morgan à la trompette, est tout simplement somptueux. Quant au solo de Lee Morgan, il est considéré un des plus beaux solos de trompette de tous les temps.
- African Virtuoses Nanibali
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Avec un tel nom, on imagine une déferlante, c’est pourtant un océan de douceurs que procurent ces African Virtuosos, des Guinéens établis en Côte d’Ivoire au début des années 1980. Entrelacs de guitares satinées, qu’on pourrait penser venues d’Amérique Latine, celles de Grand Papa Diabaté et de son frère Sékou "Docteur", avec quelques complices. Une face très bien cachée de l’Afrique, un album longtemps introuvable et récemment réédité par Syllart.






